C’est la phrase que j’ai entendu lors du lancement de Free your class, alors que le jeu était en train d’être lancé et que le mot « escape game » n’avait pas été prononcé… 📢
Le concept des escape games, j’ai découvert ça grâce à Enigma, de Julia Dumont et Patrice Nadam. C’était pendant l’année scolaire 2015-2016, un escape game créé dans l’académie de Créteil pour faire découvrir le numérique, dommage ce n’était pas en tant que joueuse. En fin d’année, l’équipe de formateurs du 77 est allée faire la White Room à Carré Sénart : c’était parti…
J’ai créé quelques escape games pédagogiques, dont certains ont une page internet dédiée :
- Santa Claus’s Reindeer / Lost : Santa Claus’s reindeer (anglais, 5e, les élèves doivent retrouver les rennes du père Nöel) 🎄🎅🏻
- Free your class! (anglais, 5e, à la fin de l’année les élèves doivent prouver qu’ils ont appris quelque chose en anglais sous peine de ne pas sortir de la pièce) 🏝🛫
- Opération Mutation (escape game créé pour une formation demandée par un établissement voisin, les collègues doivent annuler leur mutation forcée) ⏱
- Ça suffit, Monsieur Gregh ! (toutes disciplines, tous niveaux, escape game créé pour la porte ouverte de mon collège) 👻
- Escape from Alcatraz (3e SEGPA, les élèves doivent s’échapper de la prison du même nom) 🗝
- James Bond (anglais, 3e, en ligne) 🕵🏻
Quand je construis un escape game, je prends mon temps. Le thème trouvé, je réfléchis : le point de départ, le scénario, l’endroit, la fin, l’effet wahou, le petit truc original qui va rendre cet escape game mémorable. Tout ça dans la tête, ça carbure 🤯
Une fois que je « sens » le truc, je me lance dans l’organigramme (le squelette de l’escape game) : je jette des dessins, des mots, des flèches au crayon de papier sur une feuille A3. C’est très fouillis au début, mais ça se précise avec le temps, les idées abandonnées, adaptées ou rajoutées.
Ce n’est qu’à la fin que je mettrai cet organigramme avec des photos sur un support numérique que j’affectionne particulièrement pour cet usage : Popplet. Parce que c’est beau, que c’est clair pour moi et que ça va me faire gagner du temps si je veux réutiliser le jeu plus tard ou le modifier. Et que c’est très important d’avoir un organigramme pour jouer le rôle de maître du jeu.

Ne vous méprenez pas : j’utilise les escape games avec parcimonie, ce n’est pas systématique chaque année comme je peux en proposer 2 par an. Cela dépend de divers facteurs : le temps, le sujet, la facilité technique, l’ambiance de classe, la motivation personnelle. Cela prend du temps à concevoir, à mettre en place (achat de matériel, installation le jour J, désinstallation…), d’où la nécessité de rentabiliser (pas d’escape game pour un one shot) 📋
Cette année, je compte adapter l’escape game Alcatraz pour mes 3e, puisque nous allons étudier cette prison à l’occasion du 60e anniversaire de la tentative d’évasion de juin 1962. J’aimerais bien en créer un sur le Titanic également, pour les 110 ans du naufrage, mais ça me semble compliqué au niveau timing. Et comme mes classes sont plutôt très sympas cette année, peut être Free your class spéciale 3e en fin d’année 💪🏻
Pour retrouver mes objets préférés, c’est dans le Glide Teacher, dans la partie Matériel puis Escape game.
Et vous, c’est quand votre premier / prochain escape game ?

Un avis sur « « Chouette, un escape game ! » »